Selon nos confrères d’Africaguinee.Com, le président de la transition a promulgué une loi autorisant la ratification d’un accord de financement avec la Banque mondiale, destiné à soutenir un vaste projet de transformation du système de santé guinéen. Montant de l’enveloppe : 95 millions de dollars.
La Guinée franchit une étape décisive dans sa politique de réforme sanitaire. Ce lundi, un décret présidentiel, lu à la télévision nationale, a officialisé la promulgation d’une loi ordinaire portant autorisation de ratification d’un accord de financement majeur conclu avec la Banque mondiale. Ce financement, d’un montant total de 95 millions de dollars américains, vise à transformer en profondeur le système de santé guinéen.
Ce soutien financier provient de deux sources principales. D’une part, un crédit de 85 millions USD a été accordé à la République de Guinée par l’Association Internationale de Développement (IDA), un organisme relevant du Groupe de la Banque mondiale, conjointement avec la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). D’autre part, un don de 10 millions USD est octroyé dans le cadre du Mécanisme de financement mondial (GFF), dédié à la santé des femmes, des enfants et des adolescents.
L’adoption de ce texte vise à renforcer le cadre légal régissant la mise en œuvre de l’accord, tout en assurant sa conformité avec les exigences des partenaires techniques et financiers. Le décret stipule également que la loi entre en vigueur dès sa signature, avec une publication attendue dans le Journal officiel de la République.
Ce projet de transformation du système de santé s’inscrit dans les priorités stratégiques du gouvernement de transition. Il ambitionne d’améliorer significativement l’accès aux soins, de moderniser les infrastructures sanitaires, de renforcer la qualité des services et de répondre plus efficacement aux besoins des populations les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.
Avec ce nouveau financement, la Guinée mise sur une refonte durable de son système de santé. Reste à voir comment les autorités parviendront à traduire cet engagement financier en résultats concrets sur le terrain, au profit de tous les citoyens.
Mamadou Kankako













