L’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB) a lancé, ce mardi, 21 Octobre 2021, la deuxième édition de son colloque international « Mines et Société », avec pour thème : « Innovations technologiques et industrie extractive : perspectives pour une Afrique durable et compétitive ». Un événement majeur qui s’impose désormais comme une plateforme de référence pour la réflexion, le partage d’expériences et l’innovation dans le secteur minier africain.
Durant quatre jours, experts, ingénieurs, universitaires et partenaires industriels venus de huit pays de la sous-région (Guinée, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Niger et Burkina Faso) vont échanger autour des dernières avancées technologiques et pratiques innovantes dans le domaine extractif. 108 communications sont attendues, ainsi que plusieurs sessions techniques et tables rondes axées sur la durabilité, la transformation locale et les enjeux environnementaux.
Dans son discours d’ouverture, Dr Daouda Keita, Directeur Général de l’ISMGB, a souligné l’ambition de l’institution de s’imposer comme un référent académique national et régional dans les géosciences et le développement durable :« Les mines jouent un rôle fondamental dans le développement économique de notre pays. Mais elles doivent être gérées de manière responsable et durable. C’est pourquoi l’ISMGB prend toute la mesure de sa responsabilité académique et scientifique », a-t-il affirmé.
Le président de la commission d’organisation, Dr Konaté, a quant à lui précisé les enjeux de cette rencontre :« Ce colloque promet d’être une expérience riche avec des intervenants de haut niveau. Au programme : plus de 100 communications, des sessions thématiques et une table ronde pour repenser ensemble l’avenir du secteur extractif en Afrique ».
Au cœur des débats, les innovations technologiques sont présentées comme la clé pour une exploitation minière plus efficace, respectueuse de l’environnement et créatrice de valeur locale. Parmi les participants, le professeur Adama Tolofoudyé du Mali, a salué la qualité des infrastructures de l’ISMGB et l’organisation du colloque :« C’est ma première fois en Guinée, et je suis impressionné. Je vais intervenir sur la production aurifère artisanale et industrielle, et sur ses impacts environnementaux, notamment le phénomène de drainage », a-t-il expliqué.
Ce colloque est également l’occasion de renforcer la collaboration entre l’ISMGB et ses partenaires industriels. Condé Hamidou, ingénieur chargé de la formation chez Alteo Raffinerie Guinée, a mis en avant l’importance stratégique de la formation : « Tout ce que nous faisons repose sur trois piliers : l’usine, l’énergie et la formation. Et pour avoir la main-d’œuvre qualifiée que nous recherchons, nous devons travailler étroitement avec des institutions comme l’ISMGB », a-t-il souligné.
Présent à la cérémonie d’ouverture, le président de la délégation spéciale de Boké a salué l’engagement de l’ISMGB dans la dynamique de refondation impulsée par le président de la République, le Général Mamady Doumbouya. Il a exprimé sa reconnaissance envers l’institution pour ses efforts visant à hisser l’enseignement supérieur guinéen au rang des standards internationaux.
Entièrement organisé et financé par l’ISMGB, ce colloque s’impose comme un espace stratégique pour façonner l’avenir du secteur minier africain. En mettant l’innovation technologique et la durabilité au cœur des échanges, l’institut confirme sa place de pionnier de la recherche appliquée dans les géosciences en Afrique de l’Ouest.
Mamadou Kankako















