À l’instar des autres institutions d’enseignement supérieur du pays, les enseignants-chercheurs de l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké (ISMGB) ont observé le mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS). Ce lundi, aucun cours n’a été assuré sur le campus. Les enseignants ont brillé par leur absence, laissant un établissement désert et un climat morose. Les étudiants, venus pour suivre les cours, ont dû regagner leurs dortoirs, déçus et inquiets face à une situation qui perturbe leur formation.
Plusieurs étudiants expriment leur frustration. L’un d’eux, inscrit en Licence 2 Mines, déplore la perte de plusieurs cours et appelle le gouvernement à trouver une solution.
Même son de cloche chez Keita Amara, venu de Kouroussa, qui estime que cette grève les désavantage fortement et plaide pour une réaction rapide de l’État afin que les cours reprennent.
Selon Mamadouba Sylla, secrétaire syndical de l’institut, la grève a été respectée à la lettre, aucun enseignant-chercheur n’ayant assuré de cours entre 8h et 10h.
Le SNAESURS justifie ce mouvement par l’échec des négociations avec les ministères de tutelle et le non-respect du décret D/2024/0027/PRG/CNRD/SSG du 24 janvier 2024 ainsi que de la loi L/2023/0016/CNT du 21 juillet 2023. Le syndicat exige l’application effective du décret présidentiel sur les rémunérations des enseignants-chercheurs, qu’il juge indispensable à la dignité et à la motivation du corps académique.
À Boké, la grève plonge les étudiants dans l’incertitude et retarde le programme académique.
Mamadou Kankako













