Le décès du jeune migrant guinéen Youssouf Mansaré aux États-Unis continue de susciter une vive émotion au sein de la diaspora et en Guinée. Retrouvé sans vie le 30 mars 2026 dans la ville de Buffalo, soit deux jours seulement après sa libération des services de l’immigration américaine, les circonstances de sa mort restent, pour l’heure, non élucidées.
Selon plusieurs témoignages concordants, le jeune homme, parti de la Guinée il y a environ trois ans dans l’espoir d’un avenir meilleur, avait passé plusieurs mois en détention dans un centre relevant de Immigration and Customs Enforcement (ICE). Il aurait été interpellé alors qu’il se rendait à un rendez-vous administratif lié à sa demande d’asile.
Libéré récemment, Youssouf Mansaré a été retrouvé inerte dans la chambre d’un ami, plongeant la communauté guinéenne locale dans la consternation. Alertées, les autorités américaines ont ouvert une enquête et ordonné une autopsie afin de déterminer les causes exactes du décès, qui demeurent inconnues à ce stade.
Cette disparition tragique relance les inquiétudes autour des conditions de détention et du suivi sanitaire des migrants après leur libération. Plusieurs membres de la diaspora guinéenne aux États-Unis appellent à faire toute la lumière sur cette affaire, tout en dénonçant la précarité dans laquelle se retrouvent de nombreux migrants à leur sortie des centres de rétention.
En Guinée, la famille du défunt, sous le choc, lance un appel pressant aux autorités, notamment au Chef de l’État, pour obtenir un soutien en vue du rapatriement du corps. Une opération souvent coûteuse et complexe, qui nécessite l’implication des services diplomatiques.
En attendant les conclusions de l’enquête, la mort de Youssouf Mansaré vient rappeler les risques et les incertitudes auxquels sont confrontés de nombreux jeunes Guinéens engagés sur les routes de la migration irrégulière, en quête d’un avenir meilleur.
Mamadou Kankako












