À Kimiya , un secteur du district de Kimiya, relevant de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Boké, traverser le cours d’eau séparant la localité de Kimiya Centre est devenu un véritable défi. En cette saison des pluies, l’absence d’un pont de franchissement complique les déplacements des habitants et accentue leur enclavement.

Faute d’une infrastructure adaptée, les populations n’ont d’autre choix que d’emprunter un pont de fortune en bois, réalisé grâce à la mobilisation des citoyens. Si cet ouvrage permet de maintenir un minimum de circulation, il demeure fragile et expose quotidiennement ses usagers à d’importants risques.
Le président du district de Kimiya, Mohamed Kalabane, décrit une situation qui, selon lui, perdure depuis plusieurs années.
«« Pendant la saison des pluies, le niveau de l’eau monte et la traversée devient très difficile. Nous utilisons un pont en bois construit par les habitants. Lorsqu’une moto transporte deux personnes, l’une doit descendre avant la traversée. Les véhicules, notamment les gros camions, ne peuvent plus accéder à Kimiya Datta », explique-t-il.»

Au-delà des difficultés de mobilité, cette situation freine les activités économiques et complique l’accès de la population à certains services essentiels. Chaque dégradation du pont de fortune oblige les habitants à se cotiser ou à fournir de la main-d’œuvre pour effectuer les réparations.
Malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités compétentes, aucune infrastructure durable n’a encore vu le jour.
«« Nous avons sollicité les autorités à plusieurs reprises, sans résultat. Aujourd’hui, nous lançons un appel à l’État, aux sociétés minières opérant dans la région ainsi qu’à toute personne de bonne volonté afin qu’un pont moderne soit construit pour désenclaver notre localité », plaide Mohamed Kalabane.»
Pour les habitants de Kimiya Datta, la réalisation de cet ouvrage représente une priorité. Ils estiment qu’un pont de franchissement permettrait non seulement de sécuriser les déplacements, mais aussi de faciliter les échanges, de renforcer les activités économiques et d’améliorer durablement les conditions de vie dans cette partie de la sous-préfecture de Tanènè.
Amadou Oury Coumbassa













